Le premier MOOC a fait son apparition en 2008 aux Etats-Unis. Bien que ce mode de diffusion des connaissances soit assez récent, il a rapidement dépassé le simple phénomène de mode puisqu’il est actuellement repris au niveau mondial.

Les MOOC sont devenus probablement la modalité e-learning la plus connue du auprès du grand public.

Qu’est ce qu’un MOOC ?

L’acronyme MOOC correspond à Massive Open Online Course :

  • Massive : car il s’adresse à un nombre indéterminé d’apprenants, souvent plusieurs milliers.
  • Open : tout le monde peut accéder aux ressources. Elles sont gratuites et il n’y a aucune sélection.
  • Online : c’est en effet sur internet que les cours sont diffusés et il est donc nécessaire de disposer d’une connexion à internet.
  • Course : il s’agit bien de cours, souvent conçus et diffusés par des universités, des grandes écoles ou bien des centres de recherche.

En premier lieu les MOOC ont été créés pour diffuser à un large public des connaissances jusqu’alors réservées au milieu universitaire. On « ouvre » les universités et leurs cours sont mis à disposition de tous depuis internet.

Les xMOOC

Un xMOOC est un cour produit par une institution reconnue comme une université, une grande école ou un centre étatique de recherche. Ce type de MOOC a été propulsé par de grandes universités américaines comme Stanford et le MIT. Le « x » fait référence à la plateforme de diffusion des contenus du MIT nommée edX.

Les ressources mises à disposition le sont souvent sous la forme de vidéos. Ainsi, on reste sur le schéma habituel d’un cours d’université classique. Le savoir est émis par un enseignant à destination d’apprenant.

Enfin, une évaluation permet à l’apprenant de se positionner et de savoir s’il a atteint les objectifs d’apprentissage. L’évaluation se fait sous forme de quizz. Ils sont automatiquement corrigés par un programme et l’apprenant obtient instantanément une note et souvent des commentaires écrits.

Les cMOOC

Un cMOOC est le MOOC connectiviste. Ce type de MOOC met à disposition des contenus aux apprenants mais il cherche surtout à encourager les interactions entre les participants et la co-construction de connaissances.

On doit a Mark Smithers un tweet qui permet de saisir parfaitement la différence entre xMOOC et cMOOC : « in an xMOOC you watch videos, in a cMOOC you make videos ».

Le MOOC ITyPA, premier MOOC français fait partie de cette catégorie connectiviste. Son organisation permettait l’interaction entre apprenants, l’expression des participants et l’agrégation des productions de tous. Chaque semaine un nouveau thème était introduit et permettait de donner un cap aux travaux individuels.

Le rôle des enseignements au sein d’un cMOOC est soumis à changement durant le cycle de vie du dispositif. Durant sa conception, les enseignants vont produire des ressources mais aussi mettre en place une organisation (contenus et activités) propice aux échanges entre apprenants. Puis durant la phase de déploiement, les enseignants doivent animer les échanges sans les mener.

Les MOOC peuvent-ils résoudre tous les problèmes ?

Les MOOC ont été vu comme une innovation qui allait solutionner un grand nombre de problème de diffusion des connaissances. Au point que beaucoup de personnes se sont questionnées sur l’obsolescence programmée des universités et des écoles supérieures…

Voici les principaux points forts des MOOC :

  • Ils sont gratuits et démocratisent l’accès aux savoirs
  • Les MOOC sont accessibles partout où l’on peut trouver une connexion à internet
  • Ils sont un média compatible avec une grande majorité de savoirs

Mais il est aussi possible de formuler quelques critiques contre les Massive Open Online Courses :

  • Si de nombreux apprenants s’y inscrivent très peu parcourent l’entièreté des ressources.
  • Ils demandent une forte aptitude à l’autorégulation et ne sont intrinsèquement élitistes.
  • Ils ne peuvent pas remplacer les activités pratiques pour l’acquisition de compétences.

Quelles perspectives pour les MOOC ?

Les MOOC ont rencontré un succès important ces dernières années. De nombreuses plateformes proposent un grand nombre de cours de qualité. On peut pensé qu’ils vont poursuivre leur maturité et trouver leur juste place au sein d’un écosystème éducatif complexifié.

S’ils ne remplaceront heureusement pas les universités et les centres de diffusion des savoirs, les MOOC sont un nouvel outil mis à disposition des sachants. Ils peuvent compléter un dispositif existant en permettant d’introduire un sujet aux futurs étudiants. Mais aussi constituer une facette asynchrone lorsque l’apprenant se trouve en dehors des murs de son université.

Pour aller plus loin…

Notre article Qu’est ce que le e-learning fait une introduction du e-learning et de ses principales modalités.

Diffuser des savoirs à un maximum d’apprenants est notre article qui présente les capacité et limite des dispositifs pédagogiques pour un large publique.